Afrique centrale: le secteur bancaire peu touché par les conséquences de la crise sanitaire - GroupeBGFIBank


Afrique centrale: le secteur bancaire peu touché par les conséquences de la crise sanitaire

08/07/2021

À l’origine de la crise économique de 2008, l’activité bancaire fait partie des rares secteurs économiques qui ont peu ressenti les conséquences de la pandémie de Covid-19. En très bonne santé, notamment en Afrique, les banquiers se disent prêts à accompagner la relance sur le continent.

En Afrique centrale, le secteur bancaire a eu de très bons résultats l’année dernière, à l’image de BGFIBank. « Nous sommes la première banque d’Afrique centrale, nous sommes présents dans 11 pays et nous avons annoncé en 2020 nos meilleurs résultats depuis l’existence du groupe », explique Francesco De Musso, administrateur-Directeur Général de la branche européenne du groupe.

Des résultats favorisés en partie par la baisse d’activité de la plupart des opérateurs économiques. « Ce qu’on a constaté en 2020, c’est clairement une baisse de la demande de financements. Et donc ça a eu un effet favorable, puisque nos filiales africaines ont dû travailler sur la gestion de leurs portefeuilles et c’est ce qui a permis de dégager des résultats que nous avons eus en 2020 ; beaucoup plus de proximité avec nos clients, beaucoup plus de suivi et d’accompagnement sur les financements qui étaient déjà octroyés. Ce qui a contribué à une meilleure gestion du risque et à de meilleurs résultats. »

À l'affût de la relance

Et comme les autres acteurs de la finance, BGFIBank scrute l’évolution économique post-Covid. « On guette la relance comme une opportunité majeure pour pouvoir accompagner les entrepreneurs, et puis financer les économies, c’est ce que nous faisons depuis 50 ans maintenant puisque nous fêtons cette année notre cinquantième anniversaire. Donc on travaille déjà pour identifier des secteurs d’activité, porteurs et dynamiques, qui eux ont été peu impactés ou qui seront très demandés dans le cadre de la relance économique attendue. »

Dans cette attente de la relance post-Covid, les rencontres économiques attirent les banquiers. Henri Wazne, administrateur directeur général de la Sofibanque, un établissement familial opérant au Congo-Kinshasa, a participé au Forum du CIAN qui s’est tenu le 1er juillet à Paris. Il lui faut être persuasif pour parler d’un pays qui n’a pas une bonne image pour les affaires, alors qu’on peut y investir dans tous les secteurs. Pour lui, le facteur risque est « très exagéré ». « La réalité est tellement différente de la perception [du risque] qu’il faut en fait venir voir sur place. Par exemple pour le secteur bancaire, on prend des créances douteuses, elles sont un peu plus élevées qu’en France, mais ce n’est pas une marge énorme entre les deux. C’est-à-dire que si vous organisez et que vous étudiez votre crédit correctement, vous êtes remboursés. Et ça, ce n’est pas la perception qu’ont les gens ! Et c’est pareil dans beaucoup de choses. » dit-il.

Dans un pays où le secteur informel représente 75% des activités économiques, le banquier Henry Wazne espère que de plus en plus de Congolais vont pouvoir formaliser leurs activités. Mais pour les attirer, il faudrait entre autres une fiscalité simplifiée et moins élevée.

source : RFI - https://www.rfi.fr/fr/podcasts/afrique-économie/20210706-afrique-centrale-le-secteur-bancaire-peu-touché-par-les-conséquences-de-la-crise-sanitaire