1995-2002
Entre 1995 et 2002, un monde de différence

En 1995, Francis Gérard CAZE quitte ses fonctions de directeur Moyen-Orient / Afrique de Paribas qu’il occupait depuis 1985. Il retrouve BGFIBANK en 2002 au titre d’administrateur indépendant, fonction qu’il occupe toujours aujourd’hui.

« J’ai connu, à la fi n des années ’80 et au début des années ’90, une banque en redressement, qui peinait à recouvrer des créances douteuses, qui était obligée de faire d’importantes provisions, dont les fonds propres étaient insignifiants et dont les résultats remontaient vers Paris… En 2002, je découvre une gestion orthodoxe dans une banque ‘propre’ qui dégage du bénéfice, distribue peu de dividendes afin d’optimiser ses fonds propres, développe une stratégie commerciale puissante et entame avec succès son ouverture vers l ’international.

En sept ans, l ’entreprise s’est vue totalement métamorphosée, prête pour une nouvelle croissance très rapide mais mesurée et contrôlée, depuis lors ininterrompue.  La maîtrise des risques fut remarquable ; quand, dans la zone, les contentieux des banques montaient en moyenne jusqu’à 15%, ceux de notre banque tendaient vers 2 ou 3%. Et aujourd’hui, nos moyens d’actions nous positionnent au niveau de banques européennes, avec un total de bilan de 1.100 milliards de francs CFA (1,7 milliard d’euros). La modestie de l’administrateur-directeur général dût-elle en pâtir, ce Monsieur est un génie de la banque ! »

UNE AVENTURE DE COPAINS…

Marc LIENARD est administrateur depuis fi n 2007. Il représente la Société Financière des Vosges, actionnaire depuis 1998. Ancien dirigeant du Crédit Industriel et Commercial (CIC) en France, il avait étudié le dossier de la Banque Gabonaise et Française Internationale à la demande de son client de l’époque, la Société Financière des Vosges qui se proposait de racheter une partie de la participation de Paribas sur le départ. Il connaît donc bien le dossier et les actionnaires qui ont participé au tour de table.

«  J’ai vécu le début de l’indépendance de la banque comme ‘une aventure de copains’. Elle se poursuit aujourd’hui avec autour de la table des financiers, des entrepreneurs, des investisseurs fidèles et fiables, qui se connaissent de longue date et s’apprécient, partagent les mêmes ambitions pour leur entreprise. Au conseil, ce sont des amis qui se retrouvent, ce qui n’empêche pas chacun d’avoir une démarche très professionnelle et d’être capable de présenter et de défendre ses propres analyses et opinions. Mais c’est toujours le consensus qui prévaut, amicalement et loyalement.

Résultat : une gouvernance de qualité qui a favorisé et optimisé le développement que l’on connaît depuis le départ de Paribas. BGFIBank est devenu un modèle de gouvernance en Afrique. »

Groupe BGFIBank, Entre 1995 et 2002, un monde de différence

UNE HISTOIRE DE PIONNIERS

François OVONO MINTSA est engagé le 6 octobre 1984 comme analyste programmeur. Il a souvent retroussé ses manches, comme nombre de ses collègues avec lesquels il a quelques fois vécu des moments particulièrement intenses.

« L’expérience la plus stressante mais probablement la plus enrichissante sur le plan humain, fut celle de l ’ouverture de la banque au Congo entre janvier et avril 2000. On venait de s’installer dans un pays qui n’était pas encore remis de la guerre civile. Nous avions trois mois devant nous pour être prêts à remplacer une banque qui fermait – la FIBA – et continuer à assurer le service à la clientèle. Toute l ’organisation, les infrastructures informatiques et les liaisons télécoms devaient être opérationnelles. Nous commencions quelques fois le travail à 6 heures du matin pour terminer à 2 heures… du matin. On dormait dès lors souvent à la banque à cause  du couvre-feu qui régnait encore à ce moment-là à Brazzaville où des tirs troublaient le calme très relatif de la nuit. Nous devions rapidement former des collaborateurs encore traumatisés par la guerre, qui n’avaient jamais utilisé d’ordinateur… Et nous travaillions sans prestataire extérieur. En trois mois tout était prêt !

Après 26 ans de services, je prends ma retraite et je suis heureux d’avoir connu une expérience de vie variée et très enrichissante tant sur le plan humain que professionnel. D’un point de vue humain, j’ai rencontré des personnes de divers horizons, de cultures, d’éducation et de milieux différents. Nous avons vécu ces différences comme autant d’enrichissements. Nous avons dès lors pu travailler ensemble et réaliser de multiples projets. L’humilité, la patience et la tolérance sont des qualités que nous devons cultiver… Car les hommes passent, l’entreprise demeure. »

UNE BANQUE DONT ON SENTAIT LE POTENTIEL

En 1999, Yves ABOUAB (aujourd’hui directeur général de BGFIBank Côte d’Ivoire) était banquier à Paris ; il avait BGFIBank comme client.

« Une petite banque, certes, mais une banque dont on sentait le potentiel de croissance, l ’ambition de sa direction générale et la volonté de développement à l’international. Plus tard, ayant intégré le groupe en 2006, j’ai vécu une accélération beaucoup plus forte que celle imaginée à l’époque.

Et je constate en plus que BGFIBank est un des premiers groupes bancaires africains à appliquer des règles de gouvernance répondant aux normes internationales les plus strictes. »

L’ÉTOILE A UNE HISTOIRE

Patricia MANON rejoint Paribas Gabon en 1992. Elle est aujourd’hui directeur général adjoint de BGFIBank Gabon.

« J’ai eu la chance de travailler pour Paribas Gabon et de vivre la transformation de la banque après le départ de la maison mère française. Je travaillais déjà comme commerciale à l’époque. D’une banque aux processus de décisions lents, nous sommes passés à une entreprise réactive, proche de ses clients et qui a connu dès lors un important essor commercial.

C’est à cette époque que l’étoile est née, d’un croquis que j’avais eu le bonheur de dessiner et qui plus tard fut stylisé. Elle ornait la devanture de l’agence Etoile où je travaillais et qui avait été conçue pour servir la clientèle des particuliers V.I.P. L’étoile est devenue le logo de la banque, à côté des quatre lettres BGFI. Aujourd’hui, toujours mieux valorisée, ne fait-elle pas penser à l’étoile des rois mages, un repère permanent dans le ciel du Groupe BGFIBank qui s’internationalise ? Partout on retrouve la même étoile.

Et je suis heureuse de concourir à ce développement, au demeurant beaucoup plus rapide que ce que nous aurions osé penser voici 18 ans. Nous prouvons ainsi que les Africains sont capables de réussir comme les autres et de se faire respecter. Mon expérience au sein du groupe me démontre d’ailleurs chaque jour qu’il n’y a de respect que dans la compétence. Ce faisant, l’entreprise m’a toujours fait confiance à travers tous les défi s que j’ai eu le plaisir de relever dans ma carrière. C’est caractéristique de la culture d’entreprise du Groupe BGFIBank. »

Groupe BGFIBank, Entre 1995 et 2002, un monde de différence

ISO A CHANGÉ LA BANQUE

Eric MASBOU a piloté le processus de certifi cation ISO 9001 de 2004 à 2009. Aujourd’hui il dirige BGFIBank Cameroun. Joseph NGOWET était son adjoint à Libreville avant de devenir directeur de la Qualité à BGFIBank Congo qu’il a menée avec succès à la certification ISO 9001 en 2010.

« La banque est rapidement passée d’une culture de l’oral à une culture de l’écrit. Elle entrait dans une ère moderne. Nous avons commencé à écrire les procédures, à structurer nos activités et notre organisation, à définir des plans d’actions et à en mesurer les aboutissements et les résultats.

Tout le monde était impliqué dans ce processus. Ce fut donc très motivant pour l’ensemble du personnel dont les avis étaient pris en considération… Mais en même temps très dur pour les cadres dirigeants qui étaient obligés d’adapter leur style de management et, dans certains cas, de vivre une véritable remise en question. Non, la certification ISO ne fut pas un processus de tout repos! Il est toutefois indéniable qu’elle a contribué à booster nos résultats commerciaux par le fait d’une qualité de travail reconnue et appréciée, mais également grâce aux outils d’analyse et aux indicateurs de performance dont disposent les équipes commerciales et le management.

Si la banque avait conservé cette culture du non écrit qui était la sienne jusqu’en 2002, elle aurait été structurellement incapable de réussir les développements actuellement en cours, que ce soit l’élargissement des limites géographiques du groupe ou la création de nouveaux métiers. En 2002, l’administrateur-directeur général avait une vision à dix ans de son entreprise. Il avait été capable d’en anticiper la croissance devenue ensuite rapide tout en assurant la maîtrise d’une organisation désormais efficiente. »

TRENTE ANS DE MAISON ET TOUJOURS LA MÊME PASSION

Aline EKOUADA est engagée par voie de concours le 15 janvier 1981 à la Banque de Paris et des Pays-Bas Gabon. La banque a dix ans. Au terme d’un parcours de près de 30 ans, riche et varié, au cours duquel elle sillonne le Gabon, le Congo et la Guinée équatoriale, elle connaît tous les arcanes des opérations bancaires. Elle est chef du back-office à Libreville lorsque, le 22 juillet 2010, elle atterrit à Kinshasa au titre de directeur des opérations de BGFIBank RDC ; un nouveau défi pour terminer en beauté une carrière dont elle aime à raconter quelques étapes marquantes.

«  La banque n’a connu qu’un seul jour de grève, c’était en 1985. J’étais jeune, j’ai suivi le mouvement qui demandait le départ de la direction générale. L’arrivée de Monsieur OYIMA fut alors perçue comme une bouée de sauvetage… On était content de voir un jeune Gabonais arriver à la tête de la banque.

Après la grève de 85, un deuxième point noir fut le licenciement collectif de 1989. Trente personnes ont perdu leur emploi… Tout le monde avait peur ; mon nom sera-t-il sur la liste ? Mais la direction générale avait-elle le choix?

Le troisième fait marquant, huit ans plus tard fut le départ de Paribas. Allait-on survivre sans actionnaire de référence ?

Par la suite, il n’y eut plus que des embellies dans notre ciel. Et le plus beau fait marquant de notre histoire est la certifi cation ISO. J’étais à ce moment-là responsable du back-offi ce ; je ne vous dis pas comme nous étions stressés… Il fallait réussir ! Et tous mes collaborateurs ont été à la hauteur. D’ailleurs, toute la banque était en eff ervescence. Ce fut une expérience extraordinaire dont on imagine peu, vu de l’extérieur, l ’impact sur la qualité du travail. »

APRÈS 35 ANS DE SERVICES, UNE RETRAITE BIEN MÉRITÉE

Francine OSSONE entre à la Banque de Paris et des Pays-Bas Gabon le 4 octobre 1976. La banque a cinq ans. Engagée au Portefeuille… elle refuse et se retrouve à la Comptabilité qu’elle n’a plus quittée.

« J’avais répondu à une annonce. Cinquante candidats se sont présentés ; quinze ont été engagés. Les tests ? Une dictée, quelques opérations chronométrées de calcul écrit et un calcul mental. Les résultats ont été proclamés aussitôt… Pleurs et sourires se mélangeaient !

A l’époque nous étions un petit nombre d’employés dans un seul bâtiment qui n’était pas encore le siège actuel. Nous nous connaissions tous. Quel changement avec aujourd’hui… Je pense qu’à l ’époque les gens étaient plus solidaires les uns des autres.

Un fait m’a marqué en particulier : le départ de Paribas. Dans le même temps, une banque avait fermé ses portes, une deuxième connaissait des problèmes… On ne donnait pas cher de notre peau !

En quatre ans, tout a changé grâce au dynamisme insufflé par notre jeune administrateur-directeur général. Le développement était au rendezvous et nous avions retrouvé du tonus.

Au moment de mon départ à la retraite, je voudrais donner un conseil à la jeune génération : n’oubliez pas la solidarité. Elle aide à aller de l’avant. »

Groupe BGFIBank, Entre 1995 et 2002, un monde de différence

ILS SONT JEUNES, ILS ONT RÉCEMMENTREJOINT LE GROUPE BGFIBank…

L’ENDROIT OÙ IL FAUT ÊTRE

Dimitri Kevin NDJEBI et Yvan NNA MBOMA travaillent ensemble au département Banque de financement et d’investissement de BGFIBank Gabon.

«  Le groupe offre de belles perspectives d’évolution de carrière, tant au Gabon qu’à l ’international ; ce fut une motivation déterminante de notre choix. Quant au développement ininterrompu de la banque au Gabon, il est lié à son exceptionnelle réactivité commerciale et la proximité avec la clientèle. D’autre part, la formation délivrée par la BGFI Business School et l ’encadrement dont bénéficient les jeunes sont des éléments de motivation et un gage de pérennité pour le groupe. »

L’ATOUT RH

Rosine KOUMBA est en charge, au sein de la direction RH du groupe, de la mobilité internationale et du recrutement.

« Deux points forts caractérisent le Groupe BGFIBank : sa croissance et son capital humain. Il n’y a pas de croissance possible à long terme sans un capital humain solide. A cet effet et en très peu de temps, la gestion des ressources humaines a évolué d’une gestion administrative à une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences avec une description précise des besoins à pourvoir dans tous les métiers. C’est un travail en évolution permanente et je ne pense pas que beaucoup d’entreprises valorisent leurs ressources humaines comme le fait la nôtre. C’est un de ses principaux atouts. »

UN DEAL GAGNANT – GAGNANT

Andy SANDZOU est chef du département de l’Audit interne à BGFIBank Gabon.

« J’ai connu le Groupe BGFIBank grâce à son site Internet. J’ai postulé en ligne à l’époque où je travaillais en France. En 4 ans de présence dans le groupe, j’ai déjà connu un parcours très riche et varié, lié à une formation et un encadrement de qualité. Pas de perte de temps, une mise en situation professionnelle immédiate… l’entreprise tire un maximum de notre potentiel dans un ‘deal gagnant – gagnant’.

De plus les défi s sont nombreux dans un groupe en constante évolution. La création récente de la holding liée au développement rapide à l’international est l’exemple même du genre d’évolution à laquelle il faut rapidement s’adapter. C’est motivant ! »

Groupe BGFIBank, Entre 1995 et 2002, un monde de différence
L’histoire du Groupe BGFIBank est naturellement proche de celle des pays où le groupe se développe. Beaucoup de chantiers sont en cours dans tous les pays. La photo prise ici en octobre 2010 dans la périphérie de Libreville illustre les importants travaux d’infrastructures sportives, mais également routières, hôtelières, immobilières, liées à l’organisation de la coupe d’Afrique des nations en 2012 au Gabon et en Guinée équatoriale.